NACIOUN GARDIANO
Sommaire
  1. Informations générales, 150 ans de LA COUPO
  2. Acampado
  3. Vierginenco
  4. Pèlerinage des Gardians
  5. Calendrier 2017

DEMANDE D'ADHESION :

Elles seront adressées au Capitaine (M. Guy Chaptal , 10 impasse Olivier , 34740 Vendargues) dans une lettre de motivation indiquant le nom des 2 adhérents (d'une ancienneté de 2 ans) qui parrainent cette nouvelle adhésion. La cotisation sera réglée au Clavaire (Jean-luc Bouis, 14 rue des aires, 34160 Sussargues ) ou jointe à l'envoi. Pour permettre et faciliter la communication avec l'association merci d'indiquer votre adresse internet ou (et) vos coordonnées téléphoniques.

SALON DES SANTONNIERS à VENDARGUES

Le salon des Santonniers 2016 s'est tenu à Vendargues du 10 au 18 décembre à l'espace Jean Teissier, de 10h00 à 19h00.
Le dimanche 18 décembre à 14h30 le défilé de la pastorale a gagné les arènes où une crèche vivante a été réalisée.

Un grand merci à ceux qui ont oeuvré à ces réalisations et à tous ceux qui l'ont honoré de leur présence et rendez-vous en Décembre 2017  pour le nouveau salon.

         150ème anniversaire de la remise  de LA COUPO par les catalans à Frédéric MISTRAL 
        

                      (CÈNT-CINQUANTENÀRI  AVIGNOUN lou 30 de juliet 2017)

A l’occasion du cent-cinquantième anniversaire du Chant de la Coupe ( le dimanche 30 juillet 2017 à Avignon) la tradition évolue
Désormais chanté debout, on pourra applaudir le chant de la coupo. 
Le Félibrige est une nouvelle fois soucieux de défendre une culture tout en respectant l’évolution de nos sociétés.
 Il suggère que « l’hymne provençal », La Cansoun de la coupo, interprété pour la première fois par Fréderic Mistral le 30 juillet 1867, soit entonné debout et puisse être applaudi.
 Une évolution notable dans les habitudes pour ce chant célébrant la fraternité et l’amitié entre deux peuples dont l’usage, jusqu’à présent,
 voulait que l’on ne se dresse qu’au dernier couplet et que l’on n’applaudisse pas..
Explications :
Parfaitement conscient et respectueux du fait qu’un hymne, même compris au sens de chant identitaire, ne s’applaudit pas, le Felibrige
ne saurait mettre en cause cette notion élémentaire de déférence envers le symbole de caractère national et (ou) philosophique qu’il
représente. 
Toutefois, prenant en compte des pratiques actuellement constatées, à l’occasion du cent-cinquantième anniversaire de la
Coupo, le Consistoire du Félibrige propose de faire évoluer les attitudes, habitudes et traditions relatives à l’exécution de la Cansoun
de la Coupo.

1)- Considérant l’absence de tout témoignage probant sur le moment historique de la remise de la Coupe, on peut aisément imaginer
que les convives, lors du banquet du 30 juillet 1867, restèrent assis quand Frédéric Mistral interpréta pour la première fois la Cansoun
de la Coupo mais qu’à contrario ils applaudirent chaleureusement.
- Considérant le fait qu’aujourd’hui la tradition de ne pas applaudir un hymne s’estompe peu à peu notamment lors des rencontres
sportives, mais également lors d’interprétations en des lieux ou circonstances diverses y compris des instants patriotiques et officiels.
- Considérant aussi que cette expression enjouée et spontanée traduisant engouement et enthousiasme n’est en aucun cas en opposition
avec la notion de respect portée aux hymnes.
Le Félibrige, garant de l’héritage moral de Frédéric Mistral, invite désormais à ne pas s’insurger contre les applaudissements qui pourraient ponctuer la Cansoun de la Coupo.
Toutefois, cette indication (applaudir aprés le cant de la coupo) ne s’appliquera pas dans des cas spécifiques, dans certaines occasions, situations ou lieux dans lesquels il conviendra foncièrement de respecter le silence (où le silence s’impose de lui même).

2)- Considérant les statuts du Félibrige de 1911 et 1934 qui stipule à l’article 110 : « Au moumen di brinde, lou capoulié canto la Cansoun
de la Coupo que tóuti escouton de dre en anant au refrin » (Au moment des brindes le capoulié chante la Chanson de la Coupe que
tous écoutent debout).
- Considérant la pratique bien ancrée au fil des années de se lever au dernier couplet, aujourd’hui quelque peu dépassée, les hymnes
se chantant debout dans leur intégralité.
- Considérant que dans les rencontres bilatérales entre félibres et Catalans il y a un déséquilibre entre les premiers qui entonnent assis
La cansoun de la Coupo et les seconds qui chantent entièrement debout Els Segadors.
Le Félibrige, garant de l’héritage moral de Frédéric Mistral, invite désormais à ne plus s’offusquer de l’attitude naturelle qui conduit à se lever dès le début de la Cansoun de la Coupo.

En conséquence :
À compter du 30 juillet 2017, jour du cent-cinquantième anniversaire de la remise de la Coupo et de la première interprétation de la Cansoun de la Coupo, au regard des faits originels, de l’évolution et des pratiques actuellement constatées :

- le Félibrige préconise de se lever dès le premier couplet de la Cansoun de la Coupo et suggère de ne pas blâmer lespersonnes qui,
dans l’enthousiasme, seraient tentées d’applaudir.
- Le Félibrige invite les hommes à se découvrir la tête dès les premières notes.
- Le Félibrige précise que le dernier couplet chanté (le septième) s’interprète toujours un peu plus lentement et solennellement.
- Le Félibrige recommande toutefois de nuancer entre actes festifs et enthousiastes et actes commémoratifs et solennels où le silence devra être respecté en des lieux et circonstances particuliers.

Recommandations :
- Lorsque la Cansoun de la Coupo est interprétée partiellement pour ponctuer un événement ou une cérémonie, le Félibrige préconise que soient
chantés les couplets un, deux, quatre et sept. (il est interressant  que les organisateurs et maitres de cérémonies annoncent le nombre de couplets qui seront chantés ou joués, cela évite bien des cafouillages !)
- Lorsque la Cansoun de la Coupo est interprétée au cours d’un récital ou d’un concert, elle est considérée comme partie intégrante du spectacle : libre aux auditeurs de réagir comme ils l’entendent.
- Le titre donné au chant par Frédéric Mistral étant « La Coupo » ou Cansoun de la Coupo, il est conseillé, recommandé d’employer cette dénomination et d’éviter l’appellation de « coupo santo ».

- Cet exposé relatif à la décision du Consistoire du Félibrige du 26 novembre 2016 à Lavercantière (Lot), fut approuvée par le Conseil Général du Félibrige du 5 juin 2017 réuni lors du congrès du Félibrige dit La Santo-Estello à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).
Le Capoulié du Félibrige
           Jacques MOUTTET  14ième successeur de Frédéric Mistral à la tête du Félibrige

 Historique :
Une Coupe, fut offerte au Félibrige en remerciement de l’hospitalité faite en Avignon par les félibres provençaux, le primadié Jean
Brunet en tête, au poète et fédéraliste catalan Victor Balaguer, momentanément exilé par la reine Isabelle II pour raisons politiques.
Présent offert  en témoignage de la fraternelle amitié qui a toujours lié la Catalogne et la Provence, si étroitement parentes par l’histoire et
la langue. 
Elle est remise solennellement lors d’un banquet qui se tint en 1867 à l’Hôtel du Louvre à Avignon.
Cette Coupe d’argent d’une hauteur de 16,5 cm, finement ciselée,se présente ainsi : une vasque à l’antique, supportée par un palmier.
Sur ce palmier s’appuient, debout et se regardant l’une l’autre, deux gracieuses figures allégoriques qui représentent, comme deux soeurs, 
la Catalogne et la Provence.
Elle fut créée par le sculpteur et statuaire Avignonnais Louis Guillaume Fulconis, qui, apprenant la destination patriotique de son
oeuvre, refusa sans hésiter tout paiement. 
Elle fut par la suite réalisée à Paris, chez l’argentier Jarry, à cause des événements d’Espagne, qui ont empêché l’exécution de cette oeuvre d’art à Barcelone.
Chacune des deux allégories, vêtues à la latine, le sein découvert,ont à leurs pieds un écusson armorié qui les désigne. 
Autour de la vasque, à l’extérieur, sur une banderole entourée de lauriers, sont gravés les mots suivants : 
Record ofert per patricis catalans als felibres provenzals per la hospitalitat donada al poeta Victor Balaguer, 1867.
On peut lire sur le piédestal les deux inscriptions gravées en catalan et en provençal :
"Morta diuhen qu’es, Mes jo la crech viva  " V. Balaguer  « Elle est morte, disent-ils, mais je la crois vivante »
"Ah ! se me sabien entèndre ! Ah se me voulien segui ! " F. Mistral « Ah ! s’ils savaient m’entendre ! Ah s’ils voulaient me suivre ! »
La Coupe n’est sortie de son coffre qu’une fois dans l’année à l’occasion du congrès annuel du Félibrige appelé « la Santo-Estello »
et plus précisément pour le Banquet solennel dit « de la Coupe » au cours duquel le Capoulié du Félibrige prononce un imposant
discours avant d’y boire selon l’usage hérité du banquet de 1867.
Toutefois, un événement tout à fait exceptionnel peut justifier la présence de la Coupe.
 Le Capoulié autorise alors sa sortie comme ce fut quelques fois le cas à Barcelone ou en 2011 pour rendre hommage à son créateur Louis Guillaume Fulconis à Saint-Etienne-de-Tinée… ou encore,  en 2017, à l’occasion de son cent-cinquantenaire.
C’est au cours de ce grand banquet qui avait été offert aux Catalans le 30 juillet 1867 que ces derniers, remirent la Coupe. 
Victor Balaguer prononça un discours fervent et émouvant auquel Frédéric Mistral, prévenu de ce présent précieux répondit en composant
« La Cansoun de la Coupo ». Il la chanta à cette occasion pour la première fois.
 Lors du banquet la Coupe passa de mains en mains et chacun y but du vin de Châteauneuf du Pape provenant du vignoble de la famille Mathieu, l’un des sept fondateurs du Félibrige.
Ce chant de sept couplets composés de quatre vers de sept pieds et un refrain de cinq vers, mêle des sentiments de nostalgie
et d’espérance avec un refrain au vigoureux enthousiasme (Mistral croyait l’avoir composé sur l’air de «Guihaume, Tòni, Pèire» un
Noël de Saboly (noëlliste comtadin du XVIIème s.), des recherches ultérieures ont permis de savoir que le Noël est d’un certain frère Sérapion (XVIIème s.) sans qu’on soit sûr que la musique soit de ce même frère).
Il est devenu naturellement l’hymne du Félibrige, de la Provence et plus largement de l’ensemble des pays d’expression de langue d’Oc.
Les hymnes français et provençal semblent liés sans antinomie.
Lors de la guerre 14-18 La Cansoun de la Coupo retentit dans les tranchées en Lorraine, faisant signal aux soldats du Midi.
 En 1924, le président de la République, Gaston Doumergue, fut accueilli dans les arènes de Nîmes par La Cansoun de la Coupo chantée par
des milliers de personnes. Il en fut de même en 1950 à Toulouse pour le Président Vincent Auriol…
La Cansoun de la Coupo se chante généralement à la fin de manifestations de caractère félibréen, méridional, traditionnel ou régionaliste,
mais elle est également chantée dans des manifestations ou cérémonies officielles, publiques ou familiales de tout ordre.
D’ordinaire, seulement deux, trois ou quatre couplets (mais toujours le premier et le dernier) sur les sept qui la composent sont
interprétés.
 Le dernier couplet se chantait debout, la tête découverte pour les hommes, un peu plus lentement et solennellement.
Cet usage de chanter le dernier couplet debout, comme celui de ne pas applaudir était pratiqué par respect et dans le souvenir des Catalans morts à la guerre de 1914-1918, mais on ne sait pas exactement lorsqu’ils prirent effet.
La Cansoun de la Coupo est interprétée dans sont intégralité en certaines occasions spécifiques et à l’issue du Banquet de la Coupo,
lors de la Santo-Estello (congrès du Félibrige).
Faut-il rappeler qu’en français le mot hymne a deux genres : masculin et féminin. Une hymne est une prière en strophes conformes à la prosodie
latine qui se chante dans l’église. Au masculin, un hymne était dans l’antiquité un poème en l’honneur des dieux ou des héros.
 C’est dans ce sens qu’on peut parler aujourd’hui d’hymnes nationaux et régionaux. 
Dans un contexte étatique où on ne confondrait pas unité et uniformité, il y aurait donc place pour un hymne national et des hymnes régionaux. 
En France, si on est Savoyard, on peut chanter avec le même respect La Marseillaise et Les Allobroges. De même en Corse avec le Diu vi salvi Regina.
Chez nos voisins suisses, les «patoisants» parlant le franco-provençal ont la même révérence pour l’hymne confédéral suisse et le Ranz des vaches.
Nul ne songerait à accuser les uns et les autres de séparatisme.

 LOU CANT LA COUPO :

Prouvençau, veici la coupo
Que nous vèn di Catalan :
A-de-rèng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plant !

Coupo santo
E versanto,
Vuejo à plen bord,
Vuejo abord
Lis estrambord
E l’enavans di fort !


D’un vièi pople fièr e libre
Sian bessai la finicioun ;
E, se toumbon li Felibre,
Toumbara nosto nacioun.

D’uno raço que regreio
Sian bessai li proumié gréu ;
Sian bessai de la patrìo
Li cepoun emai li priéu.

Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dóu jouvènt,
Dóu passat la remembranço
E la fe dins l’an que vèn.

Vuejo-nous la couneissènço
Dóu Verai emai dóu Bèu,
E lis àuti jouïssènço
Que se trufon dóu toumbèu.

Vuejo-nous la Pouësìo
Pèr canta tout ço que viéu,
Car es elo l’ambrousìo
Que tremudo l’ome en diéu.

Pèr la glòri dóu terraire
Vautre enfin que sias counsènt,
Catalan, de liuen, o fraire,
Coumunien tóutis ensèn !

                                   Frederi Mistral
LA COUPE
Provençaux, voici la coupe
Qui nous vient des Catalans :
Tour à tour buvons ensemble
Le vin pur de notre cru.

Coupe sainte
Et débordante,
Verse à pleins bords,
Verse à flots
Les enthousiasmes
Et l’énergie des forts !

D’un ancien peuple fier et libre
Nous sommes peut-être la fin ;
Et, si les Félibres tombent,
Tombera notre nation.

D’une race qui regerme
Peut-être sommes-nous les premiers jets ;
De la patrie, peut-être, nous sommes
Les piliers et les chefs.

Verse-nous les espérances
Et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et la foi dans l’an qui vient.

Verse-nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau
Et les hautes jouissances
Qui se rient de la tombe.

Verse-nous la poésie
Pour chanter tout ce qui vit,
Car c’est elle l’ambroisie
Qui transforme l’homme en Dieu.

Pour la gloire du pays
Vous enfin nos complices,
Catalans, de loin, ô frères,
Tous ensemble communions !

                         Frédéric Mistral

   
Programme des fêtes qui ont marqué ce 150 ème anniversaire:
- 10 h / 12 h : Hall de l’hôtel de ville, exposition de la Coupe
- 8 h 45 : Accueil place de l'Horloge
- 9 h 00 : Cortège des personnalités en présence des cavaliers de la Nacioun Gardiano et du Riban deProuvènço.
- 9 h 15 : Basilique Saint-Pierre, inauguration d'une plaque à la mémoire de Louis Guillaume Fulconis, créateur de la Coupe.
- 9 h 45 : Rue Galante, cérémonie devant la maison de Jean Brunet, allocution de Madame Teresa Llorens, élue déléguée à la culture de la ville de Vilanova i la Geltrú (Catalogne).
- 10 h 15 : Place Louis le Cardonnel, dépôt de gerbe au pied de la statue de Frédéric Mistral.
- 10 h 30 : Hôtel de Ville, réception par la municipalité : courtes allocutions de M. le Premier Adjoint au Maire d’Avignon, de M. le représentant de la Généralitat de Catalogne, de M. le Capoulié du Félibrige.
- 11 h 30 : Métropole Notre-Dame des Doms, messe en provençal concélébrée par monseigneur MichelDesplanches, vicaire général du diocèse d’Aix et Arles et le Père Daniel Bréhier, recteur de laCathédrale N.D. des Doms. Office animé par la chorale Sainte-Cécile de Rognonas placée sous ladirection de Magali Hartvick.
- 12 h 30 : Parvis de Notre-Dame des Doms, quelques danses avec Lou Riban de Prouvènço.
- 13 h 00 : Banquet commémoratif de la remise de la Coupe : brinde des personnalités catalanes et félibréennes.
- 15 h 30 : Séance solennelle avec les communications de Jusèp Boya i Busquet, directeur général au département culture de la Généralitat de Catalogne, d’André Pierre Fulconis, arrière petit fils de Louis Guillaume Fulconis le créateur de la Coupe, de Michel Benedetto, majoral du Félibrige, au sujet du nombre d’or (celui des bâtisseurs de Cathédrales) et de Jacques Mouttet, capoulié du Félibrige. 
Les interventions orales étaient entrecoupées par des airs interprétés par une cobla et la participation duRiban de Prouvènço .
18 h : Place du Palais, ballada de sardanes avec la cobla Sol de Banyuls.